La liberté de la presse remise en cause par l’état d’urgence ?

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Email this to someonePrint this page

Communiqué de Presse

Capture d’écran 2015-11-19 à 10.52.12Le Club de la Presse Nantes Atlantique (CPNA) approuve la suppression par le gouvernement de la possibilité pour l’État de contrôler la presse et les publications de toute nature, dans le cadre du projet de loi prolongeant l’état d’urgence en France pour une durée de 3 mois.

 Pourtant, ce mercredi, vingt députés socialistes – dont le député de Loire-Atlantique Michel Ménard – ont présenté en commission un amendement permettant, au contraire aux autorités administratives, d’assurer ce contrôle de la presse, comme le prévoit initialement la loi relative à l’état d’urgence de 1955, .

Voici l’amendement N° CL 41.

Le motif avancé est le suivant : « Au moment des attentats de janvier 2015, des manquements ont été constatés dans le traitement des attentats dans différentes publications, manquements qui ont pu mettre en danger nos concitoyens et les forces de l’ordre. Cette disposition ne donne pas lieu à un contrôle systématique, elle ouvre une possibilité qu’il serait dommage de supprimer. »

Derrière ces principes qui peuvent paraître louables, le Club de la Presse Nantes Atlantique estime que se cache une dangereuse remise en cause de la liberté de la presse. C’est un pilier de notre démocratie, particulièrement en ces heures sombres de notre histoire. L’instauration de l’état d’urgence ainsi que d’éventuels manquements déontologiques, ne sauraient justifier une quelconque censure de la presse, de la radio, de la télévision et autres publications, par l’État. C’est aux journalistes qu’il incombe d’être vigilants en exerçant leur devoir d’informer le public. 

Cet amendement est pour le moment rejeté en commission. Le CPNA souhaite vivement qu’il soit définitivement enterré et ne figure pas dans le texte de loi final.

 Le Club de la Presse regrette également que 10 mois seulement après les attentats du mois de janvier, des élus puissent ainsi remettre en cause cette liberté fondamentale, après avoir affiché Je Suis Charlie…

 

Télécharger le communiqué

 Contact : Jean-Michel NAGAT, président du CPNA : 07 83 80 14 21

2 comments

  1. 100% d’accord. Rencontré Menard cet été, je n’avais pas eu l’impression de le trouver face à un apparatchik liberticide… MGo, président du SAPIG (www.sapig.org)

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *