Ségolène candidate contre Sarkozy, cette cheffe d’entreprise à qui l’on demande systématiquement qui s’occupe des enfants pendant qu’elle poursuit sa carrière, cette “victime présumée” de viol, cette personne transgenre que l’on décrit en utilisant les mauvais pronoms… En tant que journalistes, il nous arrive à tous et à toutes de tomber dans le panneau du sexisme.

Comment éviter de se faire la plume d’un discours machiste ? Quels outils pour féminiser nos sources ? Marine Forestier, journaliste et bénévole au Collectif féministe contre le viol, également adhérente au CPNA, est venue proposer des solutions simples pour une écriture égalitaire.

Quelques chiffres

Selon une étude menée par l’INA, les prises de paroles des femmes représentent, entre 1995 et février 2019, moins d’un tiers du temps de paroles globales à la télévision (32,7%) et à la radio (31,2%).

Une étude de Global Media Monitoring Project (GMMP), publiée en 2015, révèle par ailleurs que les hommes représentent 83% des experts invités (contre 78% 2010), 78% des sujets et 70% des porte-paroles interrogés dans les médias en France.

Les 11 commandements de Prenons la Une*

Trois pistes pour féminiser ses sources

Vous recherchez une experte dans un domaine particulier ? Voici quelques pistes :

Les Expertes :https://expertes.fr/

Les expertes du numérique :http://expertes.girlzinweb.com/

La base de données du Temps : https://labs.letemps.ch/interactive/2017/liste-expertes-2017/

*Prenons la une : association de femmes journalistes pour une juste représentation des femmes dans les médias et l'égalité professionnelle dans les rédactions. Site internet.
AJL, association des journalistes LGBTI : 
https://ajlgbt.info/informer-sans-discriminer/choisir-les-bons-mots/