Les rendez-vous Médiapéro… ou comment mieux se connaître au sein du CPNA

Jeudi 22 février, le Club de la Presse organisait la seconde édition du Médiapéro, nouveau rendez-vous du club pour cette année. Après une première édition chez Louizette en novembre, c’est toujours sur l’Ile de Nantes que nous nous sommes retrouvés ce jeudi soir. En petit comité certes, mais dans un lieu sympathique, le bar à vins Le Bras de Fer, à deux pas du Médiacampus. L’occasion de se retrouver, d’échanger et de mieux connaître certains nouveaux adhérents du club, dont Mathilde Leclerc qui a accepté de répondre à nos questions. Jouons au jeu du journaliste interviewé !

 

De l’autre côté du miroir avec Mathilde Leclerc 

 

Sur ta bio Twitter, on peut lire que tu es journaliste avec déjà pas mal d’expériences en France et à l’étranger ! Peut-tu nous en dire un peu plus ?

Originaire de la Mayenne, je l’ai quittée depuis mes études de journalisme à l’IUT de Lannion puis à l’EPJT (Tours). A 25 ans, je suis aujourd’hui journaliste multimédia installée à Nantes (porteuse de la carte n° 122571). Ouest-France, La Vie, Sang-Froid (justice), La Nouvelle République, Ouest Médias… mon parcours s’articule entre la presse quotidienne régionale – pour l’essentiel –, la presse magazine, l’audiovisuel (de Bombay en Inde où j’accompagnais un documentariste à l’agence de contenus Ouest Médias). J’aime les rencontres, tester de nouvelles écritures immersives (webdoc, diaporamas sonores, etc.). Ah, j’oubliais… je joue du piano et du cajon à mes heures perdues !

 

C’est avec plaisir que l’on te croise de plus en plus régulièrement aux rendez-vous du Club. Pourquoi avoir rejoint le CPNA ?

Je l’ai rejoint en janvier 2016, date de mon arrivée à Nantes, avant de rester en simple veille pendant plus d’un an et demi. Mon contrat à Niort me limitait dans les participations aux multiples rencontres et interventions. Je suis revenue en novembre 2017 … le premier Médiapéro tombait donc à pic ! J’ai apprécié, j’y suis revenue. Dans ce club, je me nourris des expériences des autres. Les discussions entre pairs, les rencontres, les conférences s’avèrent être d’excellents moyens pour prendre du recul sur la façon d’exercer. J’ai une grande soif de rencontres, de mise en récits, parfois freinée par un monde de la presse en difficulté. Ce club est alors une école de la patience. Les parcours de chacun sont inspirants. C’est important pour s’insérer !

 

A 25 ans, tu débutes dans la profession ! Comment vois-tu ce métier dans 10 ans ?

Bonne question ! Dix ans, c’est tout de même deux fois le parcours effectué depuis mon entrée dans le monde du travail. Et en si peu de temps, beaucoup de choses ont changé dans les rédactions. La presse se réinvente, indéniablement, et doit satisfaire une société consommatrice d’informations en temps réel. Hyper-connectée, qui plus est. A l’ère des fake news, l’attente d’un contenu de qualité ne devrait pas cesser et c’est là où le journaliste va renforcer sa crédibilité. Il est le garant d’une information (payante) de qualité, pointue, vérifiée, mais aussi authentique. Concernant l’évolution du métier, je pense que le journaliste devra être toujours plus polyvalent. On le voit, l’engouement pour la vidéo est grandissant. Dernière chose, les codeurs, programmeurs, designers viennent aussi modifier nos pratiques (data journalisme) et les cloisons se cassent progressivement pour faire émerger de nouveaux formats. L’horizon des possibles devient alors très vaste. C’est enthousiasmant !

Merci Mathilde d’avoir accepté de te prêter au jeu du “journaliste interviewé“

Maureen Le Mao